Eric Walsky, né en 1984, privilégie souvent les grands formats et le travail avec des matériaux industriels…
Les peintures et sculptures de Walsky peuvent être caractérisées comme un jeu d’équilibre : pas immédiatement évident, brouillant subtilement la perception du spectateur. Ses peintures ne cachent ni leurs douleurs de croissance ni leurs cicatrices ; elles tendent vers l’idée que l’équilibre n’existe pas sans tension. L’oeuvre est audacieuse, nuancée et imparfaite. Omniprésente dans sa pratique se trouve l’ingéniosité de la conception humaine, de la création et du bricolage incessant du monde physique. Il explore la relation intérieure que nous entretenons avec notre environnement matériel — l’espace, les objets et les motivations de nos choix. Les oeuvres suscitent une réflexion introspective, parfois exigeante, parfois légère, partageant toutes une certaine qualité de lenteur.
Fils d’un père américain et d’une mère suisse, Walsky a grandi en Alaska et a passé de nombreux étés de son enfance en Suisse. Ses parents l’ont initié très jeune à l’art et à l’architecture, ce qui a éveillé son intérêt pour la peinture ; toutefois, son ambition de devenir joueur professionnel de hockey sur glace a pris le dessus. Walsky a signé son premier contrat professionnel en 2009 avec les Canucks de Vancouver dans la LNH, et a passé l’essentiel de sa carrière de dix ans en Suisse, jusqu’à ce qu’elle prenne fin brutalement à la suite d’une grave commotion cérébrale. Après sa retraite sportive en 2018, Walsky s’est installé avec sa famille à Montreux, où il possède aujourd’hui son atelier.
L’intérêt de Walsky pour l’art provient à l’origine de son père — entrepreneur et sculpteur. Il a commencé par le dessin et des expérimentations en céramique, ce qui a conduit à un désir de création plus sérieux. À l’âge de 18 ans, il a commencé à expérimenter des sculptures monolithiques de grande taille en béton, acier et bois dans l’atelier de son père. Plus tard, en 2005, alors qu’il poursuivait des études de sociologie au Colorado College, Walsky s’est mis à la peinture dans l’atelier de sa tante, peintre à l’huile reconnue au Colorado. Sa double passion pour l’art et le hockey s’est développée parallèlement et, après huit années de pratique privée, Walsky s’est finalement senti prêt à présenter son travail. Exposer en tant qu’artiste durant sa carrière sportive s’est avéré compliqué ; néanmoins, Walsky a réussi à organiser des expositions réussies au Geneve Art Space en 2013, suivies de la Wolf Gallery à Locarno en 2018, puis du Laufen Kulturs Haus en 2020.

