Événements
Jocelyne Pache & Alain Meyer
Présences et Résonances
Du 5 au 28 juin 2026, vernissage le 5 juin dès 16h
JOCELYNE PACHE
Jocelyne Pache naît à Lausanne en 1942. Passionnée par le dessin depuis son plus jeune âge, elle s’inscrit aux Beaux-Arts, obtient son diplôme en Arts appliqués et commence son activité d’illustratrice dès 1968.
Son œuvre entière est destinée aux livres d’images qui viendront nourrir l’imagination de nos têtes blondes.
Entre 1969 et 1981 apparaissent chez Flammarion, Gallimard et Hachette une dizaine d’albums à succès, dont « De l’Autre Côté du Miroir et de ce qu’Alice y trouva », illustrant le récit du célèbre Lewis Carroll. Elle illustre également « Les Voyages de Gulliver » d’après l’œuvre de Jonathan Swift.
Les albums qu’elle a illustrés ont été publiés en Suisse, en France, en Allemagne, au Portugal, en Angleterre et aux États-Unis.
On ne peut dissocier l’artiste de son travail. Comme Jocelyne Pache le dit elle-même :
« Ayant vécu une enfance des plus heureuses, dans une famille d’artistes, avec plein de maisons et de jardins, entourée d’animaux et, surtout, de chats, je ne pouvais, par mes dessins, que restituer un monde doux et poétique, symbolique aussi. »
Ses illustrations sont foisonnantes, mariant les formes et les couleurs avec un goût achevé du détail et une technique très aboutie.
Elle participe à plusieurs expositions collectives de peintures et d’illustrations à Paris, au Louvre et à Beaubourg, à Cassis, et à Arlon (Belgique).
En 1980, elle prend part au Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême sur le thème d’Alice au Pays des Merveilles.
Elle expose aussi de manière personnelle à la galerie Monique Piccard à Lausanne entre 1980 et 1988.
Artiste aux multiples facettes, elle est également styliste pour de grandes marques : Givenchy, Balmain, Céline, Hanae Mori. Elle est aussi créatrice de costumes pour de célèbres chorégraphes, dont le Suisse Philippe Saire et les Américains Elsa Wolliaston et Douglas Dunn.
Ses dessins ont illuminé et coloré les lectures de toute une génération d’enfants. Ils aident encore aujourd’hui beaucoup d’entre eux à maintenir leur précieuse faculté d’évasion, si indispensable en cette période troublée.
ALAIN MEYER
Durant son enfance, passée en Afrique, Alain Meyer se fait déjà remarquer par ses dons précoces pour le dessin.
Vers 15-16 ans, à Dakar, il suit des cours lors desquels il apprend à découvrir les plaisirs et subtilités de la peinture à l’huile.
Pendant plusieurs années, ses études de médecine, émaillées de gardes Sécuritas et de veilles hospitalières, lui laissent peu de temps libre…
Lesdites études l’amènent naturellement à exercer ses talents professionnels dans une longue et brillante carrière de chirurgien, ne lui laissant que quelques heures arrachées au temps pour se consacrer à ce qui est toujours resté sa passion : la peinture.
La photographie exerce également sur lui une certaine fascination, lui permettant de figer l’éphémère, de lutter contre l’oubli.
C’est donc en 2024 qu’il recommence à peindre avec entrain, renouant avec cette passion, pour meubler agréablement son temps libre. Ce sont ses filles qui l’ont « forcé » — dit-il avec humour — à envisager d’exposer ses œuvres.
Nous les remercions d’avoir été suffisamment convaincantes pour nous permettre aujourd’hui d’apprécier les très belles créations que nous propose leur père.

